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Vous cherchez ce dessert qui sent la maison, le beurre chaud, et les dimanches chez votre grand-mère ? Un far breton ultra fondant, bien doré, qui embaume la cuisine dès l’ouverture du four ? Installez-vous un instant. Cette version au beurre salé, simple et généreuse, a tout pour devenir votre nouvelle recette fétiche.
Le far breton, à la base, c’est un dessert pauvre. De la farine, du lait, des œufs, du sucre. Rien de spectaculaire sur le papier. Et pourtant, quand il est bien fait, il devient ce gâteau un peu flan, un peu clafoutis, totalement réconfortant.
La clé de cette recette ? Le beurre salé. Il apporte ce goût de caramel léger sur les bords, ce parfum de biscuit chaud, et ce moelleux si particulier au centre. Pas besoin de pruneaux ici. Le far est nature, comme on le prépare encore dans beaucoup de familles bretonnes.
Vous allez voir, tout se joue dans des gestes simples, mais précis. Exactement comme le faisait votre grand-mère, sans en avoir l’air.
Pour un grand plat familial (6 à 8 personnes) :
Si vous aimez les saveurs plus marquées, vous pouvez aussi ajouter :
Mais honnêtement, même sans rien de plus, ce far se suffit à lui-même. L’essentiel, c’est la cuisson et la chaleur du beurre, nous y venons.
Tout l’art du far breton, c’est d’obtenir une pâte lisse et une croûte bien caramélisée sur les bords, sans le dessécher. Voici comment faire, étape par étape.
Commencez par préchauffer votre four à 230°C, en chaleur traditionnelle si possible. Prenez un grand plat à gratin, de préférence en céramique ou en verre, d’environ 30 x 20 cm.
Déposez dans le plat 60 g de beurre salé coupé en morceaux. Glissez le plat au four pendant quelques minutes, juste le temps que le beurre fonde et commence à prendre une légère couleur noisette. Surveillez bien, il ne doit pas brûler.
Ce passage au four n’est pas un simple détail. Le beurre très chaud va saisir la pâte au moment où vous la verserez, créer une croûte dorée et donner cette texture fondante au cœur. C’est là que la magie opère.
Pendant que le beurre chauffe, préparez la pâte. Dans un grand saladier, versez :
Mélangez avec un fouet pour bien répartir les sucres dans la farine. Ajoutez ensuite les 4 œufs, un par un, en fouettant entre chaque ajout. Vous obtenez une pâte assez épaisse, un peu comme une pâte à crêpes très serrée.
Versez alors le lait entier en deux fois : la première moitié, mélangez bien pour assouplir la pâte. Puis la seconde moitié, en continuant de fouetter jusqu’à obtenir une texture lisse, sans grumeaux.
Si vous utilisez du rhum ou de la fleur d’oranger, c’est le moment de l’ajouter. La pâte doit être fluide, brillante, et légèrement mousseuse sur le dessus.
Lorsque le beurre dans le four est bien chaud et légèrement coloré, sortez rapidement le plat. Attention aux projections, le beurre est très chaud.
Versez la pâte immédiatement dans le plat. Vous allez voir le beurre remonter sur les côtés et à la surface. C’est exactement ce que l’on cherche. Cette couche de beurre salé va se transformer à la cuisson en bordures croustillantes, bien dorées, presque caramélisées.
Glissez le plat au four, baissez la température à 210°C, puis laissez cuire environ 30 à 35 minutes. Le far doit gonfler, dorer sur le dessus, tout en restant souple au centre.
Si le dessus colore trop vite, vous pouvez couvrir légèrement avec une feuille de papier cuisson en fin de cuisson.
Un bon far breton ne doit pas être sec. Ni tremblotant comme un flan pas pris. Il y a quelques signes qui ne trompent pas.
Si vous plantez la pointe d’un couteau au milieu, elle doit ressortir avec quelques traces de pâte, mais pas liquide. En refroidissant, le far va se tasser légèrement et gagner encore en fondant.
L’idéal est de laisser tiédir le far avant de le couper. Attendez au moins 20 à 30 minutes après la sortie du four. Découpez ensuite en gros carrés généreux. En Bretagne, on ne chipote pas sur la taille des parts.
Quelques idées pour profiter au mieux de ce dessert :
Le lendemain, il est encore délicieux. Un peu plus compact, mais toujours tendre. Vous pouvez le réchauffer quelques minutes à 120°C ou le déguster à température ambiante.
Ce dessert n’a rien de sophistiqué. Pourtant, il reste gravé. Peut-être parce qu’il rassemble autour de la table, qu’il se partage à la cuillère dans le plat encore chaud. Ou parce que son odeur de beurre salé et de lait chaud rappelle des cuisines d’autrefois, des goûters sans chichi.
Ce far breton-là, nature, tout simple, a ce côté intemporel. Il parle de grands-mères qui cuisent « au feeling », de familles qui se retrouvent le dimanche, de recettes que l’on transmet sans les écrire. Et si vous preniez quelques minutes pour le préparer, aujourd’hui, pour écrire à votre tour un petit morceau de cette histoire ?