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Un far doré, qui sent le beurre salé et l’enfance. Une texture entre le flan et le clafoutis, sans pruneaux, sans raisins. Juste ce goût franc de lait, d’œufs et de beurre breton. Si vous avez déjà raté un far trop sec ou trop plat, respirez. Avec cette version inspirée de la championne du monde 2024 et des gestes de grand-mère, vous allez enfin le réussir à tous les coups.
Ce qui fait la force de ce far breton traditionnel, ce n’est pas une liste d’ingrédients compliquée. Au contraire. Il se prépare avec ce que vous avez presque toujours dans vos placards.
Pas de fruits secs. Pas d’arômes artificiels. Juste du lait entier, des œufs, de la farine, du sucre et surtout un bon beurre salé. Beaucoup de beurre salé. Ce côté “nature” met en avant le goût du lait et du beurre, comme dans les cuisines bretonnes d’autrefois.
Le résultat attendu ? Un far bien pris, fondant à cœur, avec des bords caramélisés et gonflés, presque croustillants. Un contraste qui donne envie de se resservir sans même sortir les assiettes.
Pour 6 personnes, dans un plat rectangulaire ou rond d’environ 25 cm :
Si vous le souhaitez, vous pouvez ajouter une petite touche personnelle sans dénaturer la recette :
Mais, honnêtement, même sans ces ajouts, ce far se suffit à lui-même. C’est aussi ce qui le rend si rassurant. Vous pouvez le préparer au dernier moment, un dimanche après-midi, sans courir au supermarché.
Dans ce far breton au beurre salé, la magie se joue au moment d’enfourner. La pâte est simple. C’est la cuisson qui change tout. Voici les étapes, une par une, à suivre sans stress.
Surveillez bien ce moment. Un beurre trop brun donne un goût amer. Un beurre juste doré apporte ce fameux goût “noisette” qui fait toute la différence.
La texture finale ressemble à une pâte à crêpes un peu plus épaisse. Si vous voyez encore quelques petits grumeaux, vous pouvez passer un coup de mixeur plongeant. Cela ne fera pas de mal.
Le far est prêt quand il est bien pris au centre, avec une belle couleur dorée, parfois tachetée de brun sur les bords. Il peut légèrement gonfler pendant la cuisson, puis retomber en refroidissant. C’est normal.
Un bon far breton ne doit pas ressembler à un gâteau sec. Mais il ne doit pas non plus rester liquide au milieu. Vous visez quelque chose d’assez ferme pour se couper en carrés, mais encore tremblant quand on le sort du four.
Servi encore tiède, la sensation est incroyable. Le bord est légèrement caramélisé, le cœur souple, le tout parfumé au beurre salé. C’est ce contraste que les Bretons aiment tant.
Dans les familles bretonnes, ce dessert se mange souvent sans formalités. On coupe de gros carrés, on les prend avec les doigts, encore tièdes. Pour un goûter ou un dessert un peu plus “posé”, vous pouvez bien sûr le servir en parts à l’assiette.
Vous pouvez conserver le far :
Pour retrouver son fondant, n’hésitez pas à le repasser quelques minutes au four tiède ou quelques secondes au micro-ondes. Il retrouve alors presque sa texture du jour J.
Ce far breton nature a quelque chose de désarmant. Il est simple. Rapide. Sans décoration. Et pourtant, il marque les esprits. Un peu comme ces desserts de grand-mère qu’on croit avoir oubliés et qui reviennent d’un coup, avec l’odeur du beurre fondu et du sucre caramélisé.
Vous pouvez bien sûr tester d’autres versions. Ajouter des pruneaux, des raisins, des zestes d’orange. Mais commencer par cette base, au beurre salé et sans fioritures, c’est toucher du doigt l’essence même de la tradition bretonne.
Une fois que vous aurez trouvé votre point de cuisson idéal et votre beurre préféré, cette recette risque de devenir votre réflexe du dimanche. Peu d’ingrédients, peu de vaisselle, beaucoup de plaisir. Et, au fond, c’est tout ce que l’on demande à un vrai dessert de maison.