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Vous avez fini votre yaourt, le petit pot traîne encore dans l’évier… et si c’était, en fait, le point de départ d’un refuge précieux pour les oiseaux de votre jardin ou de votre balcon cet hiver ? Avec presque rien, vous pouvez offrir un coin repas sûr, propre et très apprécié, tout en recyclant intelligemment.
Un petit pot de yaourt en plastique rigide n’a l’air de rien. Pourtant, une fois transformé, il répond très bien aux besoins des oiseaux en hiver. Surtout des mésanges, rouges-gorges et moineaux, qui cherchent à la fois de la nourriture et un endroit où se sentir un peu cachés.
Le plastique lisse n’absorbe pas l’eau. Il limite l’humidité et protège les graines de la pluie et de la neige. L’intérieur reste plus sec que dans beaucoup de mangeoires en bois mal protégées. Les graines ne trempent pas dans l’eau, elles ne pourrissent pas si vite.
Le volume réduit a aussi un avantage. Vous ne pouvez pas le remplir à ras bord comme un grand plateau. Résultat : moins de gaspillage, moins de graines qui fermentent, moins d’odeurs et moins de rongeurs attirés. C’est plus sain pour les oiseaux, et plus rassurant pour vous.
En découpant une ouverture sur le côté, le pot devient un petit abri. Les oiseaux peuvent entrer à moitié, se pencher pour picorer, tout en restant en partie cachés des prédateurs comme les chats ou les rapaces.
Ce côté un peu “tunnel” les rassure. Ils restent peu de temps à découvert. Ils mangent vite, puis repartent se cacher dans une haie, un arbuste ou une jardinière fournie. En hiver, quand tout est plus nu, cette impression de refuge compte vraiment.
Si vous ajoutez deux ou trois petites ouvertures bien réparties, chaque oiseau peut accéder aux graines sans bousculade. Moins de disputes, moins de stress. Et surtout, moins de graines projetées au sol. L’endroit autour de la mangeoire reste plus propre.
Pour fabriquer cette mangeoire avec un pot de yaourt, vous avez besoin de très peu de choses. La plupart sont déjà chez vous.
Évitez les pots trop souples, qui se déforment, ou très fins, qui se fendent facilement au découpage. Un plastique rigide tient mieux tout l’hiver.
La fabrication est rapide. En 10 à 15 minutes, votre mangeoire est prête à être suspendue.
Commencez par laver soigneusement le pot à l’eau chaude avec un peu de liquide vaisselle. Rincez bien. Séchez. Enlevez l’étiquette pour que la surface reste lisse et propre.
Avec le cutter ou le couteau, percez un petit trou près du bord supérieur, à environ 1 cm du rebord. Ce trou servira à faire passer la ficelle. Le trou doit faire environ 3 à 4 mm de diamètre, pas plus.
Sur le côté du pot, tracez mentalement une petite ouverture de la taille d’un gros pouce. En pratique, comptez environ 3 à 4 cm de large et 3 cm de haut. Découpez doucement cette ouverture en arrondissant bien les angles. Pas de bords tranchants, pour ne pas blesser les oiseaux.
Si vous le souhaitez, ajoutez encore 1 ou 2 petites fenêtres du même format, bien espacées sur le pourtour du pot. Ne transformez pas le pot en passoire. Laissez toujours assez de matière pour garder la solidité et protéger les graines du vent et de la pluie.
Glissez la ficelle dans le petit trou du haut. Faites un double nœud solide. Laissez un morceau de ficelle libre pour accrocher le pot à une branche, une rambarde ou un crochet.
Versez ensuite au fond du pot l’équivalent d’1 à 2 cuillères à soupe de graines, soit environ 20 à 30 g. Pas davantage au début. Vous pourrez augmenter un peu la quantité si la mangeoire est très fréquentée.
L’emplacement joue un rôle essentiel. Une bonne mangeoire, mal placée, sera peu visitée. Ou trop dangereuse pour les oiseaux.
Visez une hauteur d’environ 1,50 m à 1,80 m du sol. C’est assez haut pour limiter les attaques de chats, mais pas trop haut pour que vous puissiez remplir et nettoyer la mangeoire sans difficulté.
Choisissez un coin :
Sur un balcon, accrochez le pot à une barre de garde-corps ou à un crochet fixé au mur. Laissez aux oiseaux un accès clair depuis le ciel et un point de repli, comme une plante touffue ou une jardinière haute.
Une mangeoire sale peut devenir un foyer de maladies. C’est pour cela que les associations de protection de la nature recommandent un nettoyage régulier des mangeoires, surtout en hiver quand elles sont très fréquentées.
Avec un pot lisse en plastique, la tâche est simple. Tous les 2 ou 3 jours, ou au moment de remplir à nouveau, videz les graines restantes, rincez à l’eau chaude, éventuellement avec une goutte de liquide vaisselle, puis rincez bien. Laissez sécher quelques minutes et remplissez de nouveau.
Mieux vaut mettre peu de graines, mais souvent. Par exemple une petite poignée par jour. Les graines ne restent pas assez longtemps pour moisir. Les rongeurs sont moins attirés. Et les oiseaux ont toujours du frais à disposition.
En hiver rigoureux, les oiseaux ont besoin d’aliments plus gras. Privilégiez les graines de tournesol, les mélanges riches en lipides, quelques morceaux de cacahuètes non salées, ou des boules de graisse à proximité.
Vous pouvez aussi jouer légèrement sur la taille de l’ouverture. Un trou un peu plus petit limite les courants d’air tout en restant accessible. Attention toutefois à ne pas trop réduire, les oiseaux doivent pouvoir entrer la tête et ressortir sans gêne.
À l’approche du printemps, diminuez peu à peu les quantités. Les oiseaux vont trouver davantage de nourriture naturelle. Vous pouvez alors suspendre plusieurs petits pots espacés, afin de réduire les conflits entre espèces et de mieux répartir les visites.
Ce qui paraît d’abord comme un simple bricolage avec un pot de yaourt devient vite une habitude précieuse pour les oiseaux de votre quartier. Vous recyclez un déchet, vous observez la vie sauvage de près, et vous créez un point de soutien en plein cœur de l’hiver.
En quelques semaines, vous verrez sans doute revenir les mêmes mésanges, les mêmes rouges-gorges. Ils mémorisent le lieu. Ils s’y faufilent avec confiance. Et tout cela, grâce à un simple petit pot en plastique que vous n’auriez, autrement, même pas regardé deux fois.