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Vous en avez un peu assez du poulet rôti du dimanche, toujours pareil, toujours sec au bout de la table ? Il existe un plat italien familial, simple, rustique, mais incroyablement parfumé, qui change tout. Un poulet doré, une peau croustillante, des herbes qui embaument la cuisine, un petit goût de vin et de vinaigre… et soudain, tout le monde se ressert.
Ce plat, c’est le poulet à la cacciatora, la fameuse cuisson “à la chasseur”. Un plat paysan, sans chichi, qui se prépare dans une seule cocotte. Et qui, um, a de grandes chances de détrôner votre poulet rôti habituel.
À l’origine, ce plat vient des campagnes italiennes. Les chasseurs cuisinaient la volaille avec ce qu’ils avaient sous la main : ail, romarin, sauge, un peu de vinaigre pour relever le tout. Pas de gestes compliqués, pas de sauce lourde. Juste une cuisson lente, généreuse, qui rend la viande ultra tendre.
Ce qui fait le charme du poulet à la cacciatora, c’est ce contraste. La viande reste moelleuse, la peau devient bien croustillante, et la sauce s’imprègne d’herbes et de vin blanc. Quand les effluves d’ail, de romarin et de vinaigre montent de la cocotte, on sait que le repas va être spécial.
Il existe des versions avec tomate, d’autres non. Ici, l’idée est de vous proposer une version très parfumée, avec une peau bien dorée. Le genre de recette que l’on ressort dès que l’on reçoit du monde, parce qu’elle fait toujours son petit effet.
Pour préparer ce plat italien familial, il vous faut des produits simples. L’important, ce sont les herbes fraîches et une bonne cuisson.
Pour le poulet :
Pour le hachis d’herbes :
Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi ajouter :
Ces ajouts ne sont pas obligatoires, mais ils apportent encore plus de caractère à votre poulet à l’italienne.
Vous n’avez pas besoin de beaucoup d’ustensiles. Une grande cocotte ou un faitout avec couvercle suffit. L’idée est d’obtenir une peau bien dorée, puis de laisser la viande mijoter doucement.
Épluchez les 4 gousses d’ail. Hachez-les le plus finement possible. Lavez et séchez les feuilles de sauge et les brins de romarin, puis hachez-les également. Vous devez obtenir un mélange assez fin, presque comme une pâte grossière.
Dans un petit bol, mélangez l’ail, la sauge et le romarin avec les 10 cl de vinaigre de cidre. Remuez, puis laissez ce mélange reposer pendant que vous vous occupez du poulet. Les arômes vont se développer et le vinaigre va s’adoucir.
Dans une grande cocotte, versez les 2 c. à s. d’huile d’olive. Faites chauffer à feu moyen-vif. Salez et poivrez les cuisses de poulet sur toutes les faces.
Quand l’huile est bien chaude, déposez les cuisses de poulet, peau vers le bas. Laissez dorer sans trop bouger pendant environ 15 minutes. La peau doit devenir bien brune et croustillante. Retournez ensuite les cuisses et faites-les dorer à nouveau 10 à 15 minutes sur l’autre face.
Si vous utilisez de l’oignon ou des champignons, vous pouvez les ajouter dans la cocotte après les premières minutes de cuisson, autour du poulet. Faites-les légèrement colorer dans la graisse parfumée.
Lorsque le poulet est bien doré, versez les 15 cl de vin blanc sec dans la cocotte. Laissez bouillir quelques minutes à feu moyen. Le vin doit réduire presque de moitié. Il va décoller les sucs au fond de la cocotte et parfumer la viande.
Ajoutez ensuite les 50 cl de bouillon de légumes ou de volaille. Mélangez légèrement. Baissez le feu pour obtenir un frémissement régulier. Couvrez partiellement la cocotte. Laissez mijoter 35 à 40 minutes. Retournez les cuisses de temps en temps pour une cuisson uniforme.
À la fin de cette étape, le liquide doit avoir bien réduit. Il reste une sauce plus concentrée, légèrement nappante. Le poulet est tendre, la viande se détache facilement de l’os.
Quand le bouillon est presque entièrement absorbé et que le poulet commence à rissoler à nouveau dans la cocotte, ajoutez le hachis d’herbes au vinaigre. Versez-le sur les cuisses et tout autour.
Baissez le feu au minimum. Laissez chauffer à feu doux pendant 3 à 5 minutes. Remuez délicatement la sauce pour bien répartir les herbes. Il ne faut pas faire bouillir fort, sinon les arômes du vinaigre et des herbes deviendraient agressifs.
Goûtez et rectifiez l’assaisonnement en sel et en poivre si nécessaire. La sauce doit être à la fois ronde, légèrement acidulée et très parfumée.
Servez votre poulet croustillant à l’italienne bien chaud, directement dans la cocotte ou dans un grand plat. Disposez les cuisses, nappez de sauce, parsemez éventuellement de quelques herbes fraîches en plus.
Pour l’accompagnement, choisissez quelque chose qui absorbe bien la sauce :
Ajoutez une tombée d’épinards à l’ail ou une salade verte croquante pour apporter de la fraîcheur. Le mélange peau croustillante, chair tendre, sauce aux herbes et pointe de vinaigre crée un contraste très agréable en bouche.
L’un des atouts de ce plat, c’est qu’il s’adapte facilement. Vous pouvez jouer sur la viande, les herbes, ou même la sauce pour créer votre version “maison”.
La méthode reste la même : dorer, déglacer, mijoter, puis parfumer avec les herbes et le vinaigre.
Vous pouvez aussi varier les herbes : un peu de thym, d’origan ou de laurier, mais toujours avec modération. Le trio ail, romarin, sauge reste le cœur de la recette.
Ce plat a quelque chose de très rassurant. Il cuit doucement, embaume toute la maison, et pourtant il ne demande pas une grande technique. Une fois la viande bien dorée, le feu fait presque tout le travail.
Vous obtenez un plat familial italien, généreux, qui supporte très bien d’être réchauffé. Il est même souvent meilleur le lendemain, car les arômes se mélangent encore plus. Pratique pour les grandes tablées ou les repas du dimanche soir.
Alors oui, le poulet rôti a ses habitudes. Mais la prochaine fois que vous hésiterez, sortez la cocotte. Ce poulet à la cacciatora, croustillant, parfumé et chaleureux, risque bien de devenir le nouveau classique de votre table.